Les aides

L'équitation est un dialogue permanent entre le cavalier et le cheval. Les aides en sont les moyens de communication. Elles permettent au cavalier de transmettre sa volonté au cheval.

Il existe deux catégories d'aides :

Les aides naturelles.

  • L'assiette (poids du corps)
  • Les jambes
  • Les mains
  • La voix

Les aides artificelles.

  • La cravache
  • Les éperons

L'accord des jambes, des mains et du poids du coprs (assiette), doit permettre et faciliter la bonne exécution des mouvements demandés. Il est indispensable de séparer les actions dont les effets pourraient se contrarier donc "ne pas utiliser en même temps l'accélérateur et les freins".

A) Les aides naturelles.

1. L'assiette.

C'est la qualité qui permet au cavalier de rester maître de son équilibre, en toutes circonstances quelles que soient les réactions de son cheval. Elle conditionne la fixité des mains et des jambes comme aussi la possibilité pour le cavalier de faire intervenir ses aides avec justesse et opportunité. Elle permet de sentir les réactions du cheval et de faire intervenir le poids du corps dans le sens qu'il souhaite imprimer au mouvement afin d'obtenir les variations d'allures désirées.

2. Les jambes.

La jambe commence au bassin et se termine au talon. Condition préalable à toute action de jambes : elles doivent être fixes, adhérentes par un contact moelleux et inconstant du mollet au risque de voir le cheval prendre les jambes comme une seconde sangle.

Mode d'action des deux jambes : un peu en arrière de la sangle par pression du mollet d'arrière en avant. Si le cheval hésite : battements des mollets dans un premier temps ; ensuite, attaque des talons.

Effet de l'action simultanée des deux jambes : le cheval arrêté se porte en avant ou le cheval augmente sa vitesse dans l'allure ou passe à l'allure supérieure.

3. Les mains.

Définition du contact : rapport moelleux et permanent qui doit exister entre la bouche du cheval et la main du cavalier par l'intermédiaire des rênes, le cheval étant maintenu dans l'impulsion.

Mode d'action des deux mains :

  • En serrant les doigts (prendre)
  • En desserant les doigts (rendre)

Effet de l'action simultanée des deux mains :

  • Ralentissement dans l'allure  }
  • Passage à l'allure inférieure } (en serrant les doigts).
  • Arrêt                                    }
  • Permettre le mouvement en avant (en desserant les doigts).

4. La voix.

La voix  a quatre effets principaux :

  • Elle récompense        }
  • Elle ramène au calme } (Voix douce, lente).
  • Elle menace }
  • Elle punit    } (Voix grave, sévère).

Comme c'est l'intonation qui prime, elle doit être employée, comme en musique, du "moderato cantibile" au "forte". Il ne faut cependant pas abuser de la voix. Son usage trop fréquent ne doit pas devenir un bruit de fond pernicieux pour le soutien de l'attention. Pour garder toute son efficacité, elle doit être utilisée tout d'abord à bon escient ensuite, avec une rigueur extrème : un mot doit correspondre à un acte. Le vocabulaire est restreint, il est un facteur d'efficacité car il ne faut pas embrouiller la compréhension du cheval.

B) Les aides artificielles.

1. L'éperon.

C'est une aide complémentaire de la jambe qui ne doit intervenir qu'avec discrétion. Ils ne peuvent être utilisé qu'avec un cavaliers avec des jambes d'une parfaite fixité.

2. La cravache.

Elle sert à inciter le cheval froid ou rétif à se porter en avant. On l'utilise en arrière de la jambe ou à l'épaule pour réveiller son attention.

L'impulsion

C'est la qualité, naturel ou acquise par le travail, du cheval qui se porte énergiquement en avant. le cheval doit toujours être prêt à se porter en avant, dans le calme et avec générosité, à la moindre demande de son cavalier. Comme cette qualité est plus ou moins innée, il appartient au cavalier de la développer en utilisant le mieux possible ses jambes et son assiette.

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