Les coliques.

1.Les principales causes de coliques.

> Le Parasitisme.

Facteur trop peu connu et négligé des cavaliers, le parasitisme compte pourtant pour 60% des causes de coliques !

Et qui dit parasitisme dit "mal-vermifugation" voir "non-vermifugation". En effet, sous-estimée par la majeur partie des gens de chevaux, la vermifugation est trop souvent traitée à la légère. Bon nombre d'entre eux vermifugent quand ils y pensent, soit une fois par an, deux fois grand maximum, qui plus est en donnant toujours le même vermifuge.

Le résultat, catastrophique, ne se fait pas attendre : les chevaux sont tout bonnement infestés de parasites, vers et larves en tout genre, qui se régalent sans vergogne en s'attaquant, entre autres, à leur sustème digestif. Fragilisés, les intestins et l'estomac (plus rarement) répondent par des coliques sous forme de spasmes ou de bouchons de paille ou d'aliment, et, dans les cas les plus graves, sous la forme de torsions intestinales.

En gros, il faut retenir que :

  • Les ténias s'en prennent à valvule iléo-caecale et provoquent des coliques duodénales.
  • Les strongles opèrent dans le côlon et l'intestin grêle et provoquent des coliques intestinales.
  • Les gastérophiles agissent principalement sur l'estomac et provoquent des coliques gastriques, somme toute assez rare.

> L'alimentation.

  • La surcharge de paille : Bien plus connues que les coliques parasitaires, les coliques de surcharge de paille sont relativement fréquentes. Elles sont le fait de chevaux très gourmands ou de chevaux qui s'ennuient au box, et qui, faute de foin à volonté, se goinfrent de paille jusqu'à n'en plus laisser une miette. Ingurgitée de la sorte, la paille peut finir par former un bouchon dans l'intestin.
  • Le sable et l'ulcère gastrique :Assez rarement évoquée, l'ingestion de sable, excessivement irritant,est responsable de bon nombre d'ulcères gastriques qui, à la longue, s'ils ne sont pas soignés, peuvent déclencher des coliques gastriques, mortelles presque une fois sur deux. Aussi faut-il à tout prix éviter de nourrir son cheval à même le sol, surtout si l'on habite une région sablonneuse.

> Le stress physiologique.

Toute forme de stress peut engendrer des coliques. Ainsi, une mauvaise scéance de travail qui tourne au règlement de compte et s'éternise bien au-delà de l'acceptable peut faire tomber le cheval en coliques. Mais c'est surtout le stress provoqué par un changement majeur dans l'environnement du cheval qui est responsable de nombreuses coliques.

  • Le changement de temps : Le cheval est très sensible à la météo. Il suffit d'une modification brutale du temps (chute des températures ou soudaine chaleur excessive...) pour qu'il s'inquiète outre mesure, et bloque son système digestif.
  • Un changement brutal dans le rythme de vie : Le déménagement d'une écurie à une autre, un voyage trop long et inconfortable, le transfert de la vie au pré à la vie en box pour les poulains..., autant de boulversements qui peuvent entraîner des stress trop importants, et donc déclencher des coliques.
  • Le changement d'alimentation : Toute modification dans l'alimentation peut être facteur de colique. Aussi importe-t-il de veiller à ne pas changer d'alimentation trop brusquement, et de compenser le stress provoqué par le boulversement alimentaire en donnant du foin à volonté. Si, pour une raison quelconque (voyage, concours, déménagement, prescription vétérinaire ou nutritionniste), vous êtes amené à changer les granulés ou les aliments qui composent la ration de votre cheval, prenez garde à ne pas le dépayser trop vite. Au contraire, prenez le temps de mélanger les deux formules, et progressivement abandonnez l'ancienne pour la nouvelle. Tout aussi redoutables, les transitions herbe/paille, lorsque l'on rentre un cheval ou un poulain du pré pour le mettre au box, entraînent bien souvent des coliques dues à l'absence de foin ou même un apport insuffisant en foin.

> La douleur.

Une extrême douleur, comme peuvent en provoquer les myosites, les fourbures ou les douleurs musculaires ou articulaires, peut entraîner le déclenchement de spasmes digestifs, autrement dit, de coliques de spasme.

2. Les différents types de coliques intestinales.

  • Les coliques de spasme: Autrement dites coliques spastiques, elles sont principalement dues à un stress physiologique intense ou à une vive douleur.
  • Les coliques de stase : Plus simplement appelées bouchons. Car il s'agit bien de ces fameux bouchons de paille qui viennent obstruer l'intestin, suite à une ingestion excessive de paille. Dans certains cas, il peut même s'agir de bouchons de granulés. L'exemple le plus classique étant celui du cheval qui s'est échappé de son box en pleine nuit, et s'est farci un sac entier de granulés. Outre les problèmes alimentaires, les coliques de stase peuvent être déclenchées aussi par des brusques changements d'ordre météorologiques. Stressé, le cheval bloque son système digestif. Les bouchons se forment alors.
  • Les coliques liées à des torsions d'intestinales : Les plus graves de toutes les coliques intestinales, les torsions intestinales sont des noeuds qui se forment dans les méandres des intestins, tant dans le côlon que dans l'intestin grêle. La plupart des torsions sont le stade ultime de colique de stase qui évoluent mal.

3. Les symptômes.

Les symptômes apparaissent dans l'ordre :

  • Perte de l'appétit.
  • Le cheval se regarde les flancs.
  • Sudation.
  • Tachycardie (accélération du rythme cardiaque).
  • Polypnée (respiration rapide).
  • Agitation.
  • Le cheval gratte le sol.
  • Le cheval se couche, se roule, se relève, se campe, se recouche...
  • Agitation extrême.
  • Les muqueuses oculaires et buccales passent du rose à rouge brique voir violet.

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